Cas Client
Comment GAMMA AR aide Vanderlande à garantir une haute qualité sur des projets aéroportuaires en site existant
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Type de projet
Systèmes de tri bagages aéroportuaires
Si vous avez déjà pris l’avion, il y a de fortes chances que vos bagages aient été transportés par des convoyeurs Vanderlande.
Les projets aéroportuaires sont des environnements existants exigeants, en évolution permanente. Ils grandissent comme des organismes vivants et se transforment sans cesse au gré des variations du trafic passagers.
Le système de tri bagages (Baggage Handling System, BHS) est la colonne vertébrale d’un aéroport : sa capacité à fonctionner sans entrave ni interruption a un impact direct sur l’expérience des passagers et sur la fluidité des opérations aéroportuaires. C’est pourquoi toute modification ou extension des systèmes existants s’avère extrêmement délicate, compte tenu des créneaux d’intervention très limités. Vanderlande conçoit et construit ces convoyeurs dans des aéroports du monde entier. Pour améliorer leur conception et leur réalisation, Daniel Guevara et l’équipe Vanderlande se sont penchés sur GAMMA AR. L’entretien ci-dessous présente l’approche de Daniel.
Mettre en place un programme BIM pour de grands projets en site existant
Daniel Guevara s’est vu confier la mission de « mettre en place un programme BIM… pour un projet de grande envergure en site existant », en pilotant la démarche BIM en tant qu’entreprise principale. Aucune méthode n’avait été transmise. Comme il le dit : « c’est en partant de zéro que nous allons aborder le sujet. » L’équipe a commencé par les procédures habituelles : parcourir le chantier, repérer l’obstacle, le saisir dans un tableur. Mais comme Daniel l’a constaté, « aller chercher les choses sur place et tout saisir à la main dans Excel » n’était « pas faisable pour un projet de cette taille, surtout avec plusieurs sous-traitants à gérer et de nombreux éléments à suivre ». Daniel s’est donné pour mission de « développer un langage commun garantissant l’alignement entre les intervenants techniques, le PMO et le personnel de chantier ». La détection de clashes dans Navisworks, associée à leur résolution dans Autodesk Forma (anciennement Autodesk Construction Cloud), a apporté à l’équipe la structure et la cadence nécessaires pour collaborer plus efficacement.
Quand la coordination 3D rencontre la réalité du chantier
Coordonner dans un environnement 3D et coordonner dans un aéroport en exploitation, ce n’est pas le même exercice. Navisworks est la bonne solution pour résoudre la géométrie en réunion, mais c’est un outil exigeant quand on doit y naviguer debout sous un convoyeur, une tablette à la main. Les ingénieurs savent « prendre les plans, prendre les maquettes 3D, aller sur le chantier et se projeter : voir où cela va passer, ce qui gêne et comment le résoudre. En revanche, pour le personnel de chantier et les autres, ce n’est pas forcément aussi simple. » Cela peut entraîner « beaucoup d’allers-retours » et des reprises potentielles pour pallier les lacunes de communication.
Les ressources gaspillées et les retards potentiels liés à ces « allers-retours » représentent le vrai coût pour le projet. Une conception réalisée loin du chantier, sans tenir compte des conditions réelles, s’est révélée insuffisamment précise en site existant. Une coordination efficace dans la maquette 3D doit toujours refléter l’existant réel afin de garantir des réservations suffisantes pour tous les corps d’état concernés sur l’ensemble du projet.
Les scans ne détectent pas tous les obstacles
Navisworks est resté la colonne vertébrale : « la technologie principale, c’était Navisworks, parce que c’est notre base et notre point de départ. » Le suivi des problèmes s’y fait directement, et un scan du bâtiment permet à l’équipe de « pointer les objets scannés et les équipements que l’on prévoit d’installer ».
Mais les scans ne détectent pas tous les obstacles. Ils « captent l’essentiel » : gaines, charpente métallique principale, conduits de quatre pouces, tandis que « les petites dérivations, les tiges filetées, les conduits d’un pouce » n’y figurent jamais et ne sont donc pas pris en compte lors de la coordination 3D. Pourtant, petit ne veut pas dire sans conséquence : « que ce soit un conduit de quatre pouces ou d’un pouce, s’il gêne, il gêne. »
C’est là que la RA aide à assurer la coordination directement sur site. Comparer le scan à la maquette indique à l’équipe où se situent à peu près les problèmes ; parcourir l’espace avec la maquette superposée lui montre ce qui s’y trouve réellement. « Navisworks vous oriente vers votre point de départ, puis GAMMA vous aide à boucler ces [derniers] 5 à 10 % de coordination précise. »
Des décisions d’ingénierie éclairées
En site existant, le tracé d’un convoyeur mûrit par étapes. « Cela commence par… une première idée, un croquis, un plan 2D. Ensuite on le modélise en 3D, on l’intègre dans Navisworks et on se dit : d’accord, je pense que ce tracé va fonctionner. »
La visite sur site était autrefois le moment de vérité. Avec la RA, elle devient une étape de conception : « ensuite on l’emmène sur le chantier, on superpose sa maquette d’étude et on peut vraiment commencer à saisir chaque petit [détail] : je vois que ces éléments gênent, il faudra peut-être coordonner X, Y, Z. » Avec GAMMA AR, Daniel « a pu l’utiliser pour notre conception structurelle afin d’affiner certains éléments », et il ajoute : « je sais que ce serait très utile, pas seulement pour la coordination externe, mais aussi pour la coordination interne. »
Sur la plupart des projets, une « poignée d’ingénieurs » se trouve sur le chantier et « transmet les informations de l’équipe d’ingénierie terrain à l’équipe d’ingénierie d’implantation ». La RA documente les informations nécessaires aux modifications de conception, en référence à la maquette réelle et à sa position dans l’espace. Un ingénieur de chantier peut ainsi montrer à l’équipe d’implantation « les maquettes 3D comparées au terrain » : des images comparatives qui étayent une modification de conception, plutôt que de demander à se fier à un appel téléphonique. Les conceptions sont transmises plus clairement à l’équipe terrain : « Voici à quoi cela ressemblera si nous mettons ceci » ici.
Les retours peuvent aussi rester dans l’outil. Comme « tous nos composants » ont leur propre identifiant, un problème, une demande de modification ou une instruction peut être rattaché directement à l’élément, par exemple : cette pièce « doit être abaissée ». Le résultat est « un véritable journal de données » des problèmes de conception qui « doivent encore être » résolus.
Constructibilité : quand l’acier rentre, mais ne peut pas être posé
L’une des grandes difficultés des projets en site existant est que les modifications doivent s’adapter à l’existant. Le fait que « rien ne heurte ces objets » ne signifie pas que l’on peut les poser. « C’est une pièce d’acier de trois ou quatre mètres. Oui, elle rentre jusqu’en haut contre cette poutre. Mais comment l’amener là ? » « Comment manœuvrer cette pièce jusque-là et faire venir quelqu’un pour la souder ? C’est souvent ce qui est oublié, et coordonner cela demande beaucoup de temps et de précision. » La RA aide l’équipe à coordonner et à visualiser la pose directement sur place.
L’ancienne méthode de travail et la nouvelle
La routine précédente, c’était tablette, laser et stylo : prendre le plan de ce que l’équipe prévoyait de commander, « ouvrir Bluebeam sur la tablette, sortir, prendre quelques mesures », pointer les lasers, « je peux ajuster ici et là, puis prendre des notes dans Bluebeam ». Cela fonctionnait, et l’équipe l’utilise toujours, car les deux approches « vont de pair ».
Avec la RA, la même visite produit un résultat coordonné. Sur place, il suffit de « superposer sa maquette structure », puis soit de « faire des captures d’écran » pour documenter et les rapporter au bureau d’études, soit de « l’utiliser comme outil de coordination interne » et d’« assigner les problèmes directement aux membres de l’équipe ».
Il est « temps d’abandonner les vieilles méthodes » : « Pourquoi imprimons-nous encore des plans 2D grand format pour essayer de les étaler au sol » et « les annoter au stylo et les prendre en photo ? » Après tout, « nous pouvons nous simplifier la vie ».
Le résultat
Le besoin de Daniel n’a pas changé depuis le jour où il a découvert la RA lors d’une présentation à Autodesk University : « J’ai besoin d’un moyen d’emmener la 3D sur le terrain. » Jusque-là, cela voulait dire transporter un ordinateur portable et ouvrir la maquette Navisworks devant ce qui se trouvait face à lui.
« Et c’est exactement ce qu’a fait GAMMA : je prends l’environnement Navis et je le place littéralement devant vous. » L’outil a comblé l’écart entre l’ingénieur au bureau et l’équipe sur le terrain, avec des images du chantier au lieu de débats sur la maquette.
Le verdict de Daniel : « ce fut un succès, et cela s’est révélé être exactement ce que j’attendais, et même plus. »
D’autres témoignages de terrain
« Une fois que Caner et Daniel m’ont orienté et familiarisé avec l’environnement, j’ai pu avoir un impact immédiat sur le chantier. Auparavant, la pose des contreventements parasismiques était très chronophage pour les sous-traitants CVC. Les rails Unistrut étaient coupés à longueur, et les monteurs les guidaient d’un point de fixation à l’autre pour vérifier la faisabilité. Cela entraînait des blocages en cascade de la pose, faute de confiance dans certaines fixations, ce qui retardait le planning et impactait inévitablement l’achèvement du projet. Avec GAMMA, j’ai pu montrer aux monteurs, en 15 minutes, les zones libres de clashes dans des secteurs complexes. Ce sont ce genre de victoires qui permettent de tenir et d’améliorer les délais sur un projet en site existant. Chaque semaine compte ! » – Diego Saavedra
« En plus d’aider pour les poses en cours, GAMMA a aussi joué un rôle clé dans la conception en phase d’esquisse. Dans certaines zones de l’aéroport, notre scan n’était pas vraiment fiable. Daniel et moi avons alors pu transposer le tracé de nos convoyeurs dans des zones en exploitation où notre documentation était lacunaire. Identifier les obstacles dès la phase conceptuelle est inestimable, compte tenu des délais d’approvisionnement actuels. Voir ces conceptions prendre vie après avoir mené ces exercices des mois à l’avance a été non seulement gratifiant, mais a aussi contribué à renforcer la confiance de nos clients. L’impact de GAMMA n’a pas de limites dans notre secteur, et nous découvrons encore de nouvelles façons de l’utiliser. » – Diego Saavedra
À propos de Daniel Guevara
Daniel Guevara est Senior Mechanical Engineering Team Lead chez Vanderlande, où il dirige une équipe d’ingénieurs mécaniques répartis entre les bureaux de Los Angeles et de Vancouver. Fort de plus de sept ans d’expérience dans le secteur des convoyeurs, il est spécialisé en management BIM, en conception mécanique et structurelle, en modélisation 3D et en coordination sur site, et accompagne des projets complexes de manutention, de la conception initiale jusqu’à l’installation. Il est titulaire d’un Bachelor en génie mécanique de la California State University, Los Angeles.
À propos de Diego Saavedra
Diego Saavedra est Senior Mechanical Project Engineer chez Vanderlande à Los Angeles. Il compte plus de huit ans d’expérience en ingénierie pluridisciplinaire, dont près de six chez Vanderlande depuis son arrivée au bureau d’Atlanta en 2020, où il pilote des équipes de conception internationales et multilingues dans les procédés industriels et l’automatisation de la manutention. Avant Vanderlande, il a travaillé chez KBR sur la conception de tuyauteries de raffinerie, l’analyse de contraintes et la coordination d’interfaces entre plusieurs lots. Il travaille en anglais, en espagnol et en portugais, et est titulaire d’un Bachelor en génie mécanique de l’Université d’Auburn.